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Document PDF mis en ligne le 30 septembre 2007

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Document PDF mis en ligne le 30 septembre 2007

Journées d’études "Identités au travail et cultures d’organisation à l’épreuve des mutations économiques et sociales"

Organisées par l’Equipe d’accueil en sciences du sport (EA 1342) et le Centre de recherche et d’études en sciences sociales (EA 1334) de l’Université Marc Bloch, les Journées d’études "Identités au travail et cultures d’organisation à l’épreuve des mutations économiques et sociales" se tiendront les 8 et 9 novembre 2007 au Palais Universitaire de Strasbourg, salle Fustel de Coulanges. Elles sont placées sous l’égide du Réseau thématique 25 (Travail, Emploi, Organisation) de l’Association française de sociologie.

Pour tout renseignement, vous pouvez contacter Jean-Yves Causer () et William Gasparini ()

Malgré les transformations récentes du système capitaliste et ses effets sur les relations salariales, les sociologues du travail et des organisations s’accordent sur une même analyse : le travail occupe toujours une place centrale dans la production des sociétés contemporaines. Pourtant, depuis une quinzaine d’années, non seulement le monde du travail a radicalement changé mais les champs thématiques de recherche se sont aussi élargis avec l’émergence de problématiques portant sur les discriminations, les identités des travailleurs, les relations de service, le travail bénévole, etc. Certains sociologues analysent ces transformations comme des innovations permettant une plus grande autonomie des salariés, de nouvelles formes de coopération et une responsabilisation accrue. D’autres y voient au contraire une intensification du travail et une forme de retaylorisation. Avec la mutation du rapport à l’emploi, la différenciation des contrats de travail (CDD, temps partiel, autoemploi), l’individualisation des salaires, le travail par intérim, la recherche de flexibilité des entreprises, la valeur d’un salarié, au regard de l’employeur, semble bien résider de plus en plus souvent dans ce qui le distingue des autres employés et de moins en moins dans ce qu’il a de commun avec eux. D’où l’altération des conditions de travail et la prolifération des formes d’emploi, la montée de ce que d’aucuns dénomment « l’individualisme », la désyndicalisation et la dissolution des solidarités professionnelles.

Dans ces conditions, le travail est-il toujours « l’une des occasions principales d’échange entre les individus des sociétés contemporaines » (Sainsaulieu) ? Quelle est l’influence des nouvelles structures d’organisation sur l’identité au travail ? Dans le contexte de l’individualisation des rapports sociaux dans l’entreprise et de la désyndicalisation, comment s’articulent l’identité de classe, l’identité professionnelle et les modes plus élargis d’identification ? Dans les entreprises de service marquées par un fort turn-over ou celles employant des intérimaires, comment se forment les communautés professionnelles ? Quels sont les espaces de liberté et les jeux rendant possibles les cultures d’organisation particulières ainsi que les reconversions identitaires ?

Banalisées à outrance et atteintes de surcharge sémantique, les notionsconcepts d’identité et de culture d’organisation en sociologie du travail peuvent aussi rapidement mener vers une forme de vacuité conceptuelle. Il faut cependant prendre au sérieux les évolutions identitaires et organisationnelles de ces dernières décennies, non seulement parce qu’elles offrent les moyens de repenser sociologiquement la question de la production de l’individu mais aussi parce qu’elles sont symptomatiques de transformations de fond qui engagent largement le devenir du travail et des travailleurs. Peut-on ainsi toujours distinguer l’identité pour autrui (destin probable et souhaité par l’entreprise) et l’identité pour soi (perception individuelle établie en fonction d’une carrière passée et d’un futur désiré par le salarié) ? Les identités au travail résultent aussi de la rencontre de trajectoires socialement conditionnées avec des situations et des organisations elles-mêmes situées dans des champs économiques et des systèmes culturels. Comment alors concilier les analyses micro, méso et macro-sociologiques dans l’analyse des identités collectives au travail ?

Les Journées d’Etudes du réseau thématique « Travail, Emploi, Organisation » de l’Association Française de Sociologie proposent de confronter les points de vue de sociologues ayant travaillé autour de la thématique de l’identité au travail à partir d’enquêtes de terrain.

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La plaquette de présentation de ces journées d’études (avec informations pratiques et plan d’accès)
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Le programme détaillé des interventions

Les informations ci-jointes sont susceptibles de modifications.

Organisées par l’Equipe d’accueil en sciences du sport (EA 1342) et le Centre de recherche et d’études en sciences sociales (EA 1334) de l’Université Marc Bloch, les Journées d’études "Identités au travail et cultures d’organisation à l’épreuve des mutations économiques et sociales" se tiendront les 8 et 9 novembre 2007 au Palais Universitaire de Strasbourg, salle Fustel de Coulanges. Elles sont placées sous l’égide du Réseau thématique 25 (Travail, Emploi, Organisation) de l’Association française de sociologie.

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