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13 septembre 2010
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Workshop : « Les circuits courts dans un projet de territoire »

Strasbourg, le 7 & 8 octobre 2010

Depuis quelques années, différentes formes de commercialisation des produits alimentaires mettant en rapport direct des producteurs et des consommateurs se sont multipliées : vente à la ferme, marchés de producteurs, AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne)… Présentées comme des alternatives aux modes de distribution dominants, ces « circuits courts » ont pris leur essor avec pour but de renouer un lien distendu avec les consommateurs et de favoriser une meilleure rémunération des producteurs. Les deux problématiques apparaissent d’ailleurs liées : les agriculteurs ont le sentiment que si la grande distribution ou les intermédiaires peuvent se permettre des prix qui les privent de la rémunération de leur travail, c’est qu’ils approvisionnent des consommateurs qui ont perdu toute notion des réalités de la production agricole. Pourtant, les demandes sociales adressées à l’agriculture ne cessent de s’accroitre. Comment préserver ces emplois et une agriculture socialement diversifiée ? Comment permettre simultanément aux urbains de bénéficier de produits de qualité au meilleur coût ?

Les produits de terroir, la recherche de l’authenticité, la mise en valeur du goût ou des savoir-faire a constitué un premier tournant vers la préservation à la fois d’un contenu culturel de l’alimentation, mais aussi d’une dimension écologique (notamment à travers la notion de paysage).

Les préoccupations liées aux débats sur le changement climatique et la nécessité de « relocaliser » les économies sont venues redoubler ces arguments plus « classiques ». « Manger local » est devenu une injonction à la fois pour les consommateurs soucieux de leur impact personnel en termes de production de gaz à effets de serre (GES), mais aussi pour les politiques chargés d’élaborer des plans d’adaptation au changement climatique.

Les circuits courts se proposent donc de « remettre de la proximité dans les assiettes » : proximité entre le producteur et le consommateur, mais aussi proximité des localisations. Les agriculteurs situés dans les espaces périurbains sont ainsi les premiers concernés par ces évolutions.

Pour toutes ces raisons, les circuits courts apparaissent comme des outils précieux dans la mise en œuvre d’un projet de territoire durable. Toutefois, les évidences qui ont été construites avec le temps méritent d’être questionnées : quels sont les avantages réels des circuits courts du point de vue écologique, sont-ils vraiment moins polluants ? Les circuits courts permettent-ils de renforcer l’emploi local et permettent-ils aux agriculteurs de résister aux pressions foncières liées à l’urbanisation ?
Quelles sont les motivations des consommateurs et quels avantages tirent-ils de ces relations directes avec les producteurs ? Poser ces questions apparait nécessaire afin d’aborder les circuits courts de la façon la plus pertinente possible, car ce n’est qu’à partir d’une connaissance des avantages réels mais aussi de leurs limites que les circuits courts pourront représenter un outil efficace de développement durable de l’agriculture urbaine et périurbaine. Les débats de ce workshop visent, dans cette optique, à apporter un éclairage global sur les circuits courts, mais aussi à présenter l’état des savoirs sur la question dans la région, et plus particulièrement sur la Communauté Urbaine de Strasbourg.

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