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Dernière modification :
1er octobre 2014
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Naouel EL MAHROUG

Enseignante-docteure

Mail : naouel.elmahroug (a) misha.fr

Laboratoire de rattachement : Laboratoire Cultures et Sociétés en Europe (CNRS- UDS) - UMR7236

Enseignements

Licence 3ème année
- CM : Les métiers de la cohésion sociale - SO50EM20
L’école face à l’interculturel

Domaine de recherche

Dans le cadre de ma recherche, il s’agit de voir dans quelle mesure individuellement et collectivement, les étudiantes françaises d’origine marocaine et les étudiantes marocaines venant finaliser leur cursus universitaire en France, se positionnent face à leur groupe d’appartenance et face aux sociétés en présence - la société française et la société marocaine – puis de les comparer. Le diplôme serait perçu, par ces deux groupes socioculturels, comme un moyen de s’affranchir progressivement de leur groupe d’appartenance afin d’aboutir à une découverte puis à une affirmation de leur individualité propre mais également comme un élargissement du champ des possibles. Ces deux jeunes filles diplômées - si semblables et si singulières - peuvent permettre un réajustement au niveau des pratiques culturelles (traditionnelles) et une reconfiguration de l’organisation familiale. C’est pourquoi cette référence au groupe d’appartenance est ambivalente et doit être appréhendée dans une relation dialectique.

Sujet de thèse

Les effets du diplôme chez la jeune fille française d’origine marocaine et chez la jeune fille marocaine poursuivant des études en France. En partant du postulat que les études supérieures seraient perçues comme un élargissement du champ des possibles.

Directeur de thèse : M. Freddy RAPHAEL

Date de 1ière inscription en thèse : octobre 2004

Résumé du projet de thèse

Dans le cadre de cette thèse, il s’agissait d’étudier la dialectique relationnelle qui s’établit entre la jeune fille d’origine marocaine et sa famille. Ce champ axiologique est essentiel si l’on veut pouvoir mieux cerner et comprendre le positionnement identitaire de ces jeunes filles « ballottées » entre deux modèles culturels antagonistes. Il me paraissait opportun d’utiliser comme entrée centrale la variable « diplôme ». Ces jeunes filles sont détentrices d’un diplôme équivalant à un niveau d’études bac + 4 (minimum) : le fameux « plafond de verre ». Les études supérieures seraient- elles un paramètre significatif dans les représentations socio-culturelles de ces jeunes filles et de leurs pairs ? Autant d’interrogations soulevées ces dernières décennies par la population autochtone et par la population maghrébine qui, pour cette dernière, reste marquée par son histoire de migration et d’exil. L’établissement provisoire, au départ, devenu définitif par la suite, a permis l’existence de plusieurs générations sur le sol français. Comment ces interrogations trouvent- elles écho dans le schème de pensée de ces générations et tout spécifiquement de ces jeunes filles ? Seulement, ma problématique de départ s’est affinée avec une entrée comparative. Le début de cette histoire n’est-elle pas pour de nombreuses jeunes filles, cette émigration de leurs pères du Maroc vers la France ? Cette émigration puis cette immigration ne sont-elles pas le point de départ de toute une réflexion qui allait conditionnait leurs trajectoires et celles de leurs parents ? Il m’est apparu évident de mener un comparatif entre ici et là- bas afin d’être dans une continuité / discontinuité. Dès lors, je ne me suis plus, seulement, intéressée à celles nées en France mais également à celles nées au Maroc venant poursuivre leurs études supérieures en France. L’hypothèse générale est que l’origine sociale différait en fonction du lieu géographique de naissance. Dès lors, nous sommes face à des jeunes filles porteuses d’histoires de vie différentes. Cependant, ces deux groupes socio- culturels ont vu dans leurs études supérieures un moyen d’accéder à une identité nouvelle - non à une identité prédéfinie mais à une identité choisie – et également à la possibilité d’une nouvelle redistribution des rôles et des statuts les « plaçant » dans des configurations familiales « atypiques ».

Publications, communications

- « Effets du diplôme sur la jeune fille franco-marocaine et sur la jeune fille maroco- marocaine », Deuxième Ecole d’été Méditerranéenne de Théorie et Méthodologie Sociologique. La perspective du comparatisme en science sociale. Penser la diversité, penser avec l’Autre, Centre d’Etudes et de Recherches Economiques et Sociales, Tunis, 7-11 octobre 2008.
- Regards croisés entre deux jeunes filles diplômées. La Marocaine du Maroc et la Marocaine de France, in Cahiers de publications doctorales, n°7, Mai 2006, p39-53.

Mots clés