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Dernière modification :
27 janvier 2009
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Quinon Manuel

Mail : manuel.quinon (a) gmail.com

Laboratoire de rattachement : Laboratoire Cultures et Sociétés en Europe, (CNRS - UdS)

Thème de recherche :
— sociologie des croyances
— anthropologie des savoirs
— épistémologie des sciences sociales

Sujet de thèse : La “galaxie de l’imaginaire”. Approche socio-anthropologique d’un collectif de recherche

Directeur de thèse : Gérald Bronner

Date de 1ière inscription en thèse : septembre 2003 (Paris IV-Sorbonne)

Résumé du projet de thèse :

Cette thèse de sociologie prend pour objet le réseau d’individus, universitaires et non universitaires, en France et à l’étranger, se réclamant de l’œuvre du philosophe et sociologue Gilbert Durand. Il s’agit d’appréhender avec des outils sociologiques (entretiens approfondis, travail sur les archives disponibles, étude des citations), ce que Gilbert Durand et certains de ses élèves ont appelé « l’école de Grenoble » ou la « galaxie de l’imaginaire » : à quelle réalité sociologique renvoient ces dénominations indigènes ? Quelles sont les propriétés sociales de ce collectif de recherche, dont l’existence semble attestée par des institutions académiques et para-académiques, des revues, des colloques, des séminaires, des publications collectives, se référant aux travaux de G. Durand ? Comment expliquer la structuration d’un groupe d’individus autour de l’œuvre et de la personne de Gilbert Durand, à partir du début des années 1960 jusqu’à nos jours ? En se focalisant notamment sur le « Centre de recherche sur l’Imaginaire », fondé par Gilbert Durand à Chambéry, en 1966, et dépendant de l’Université de Grenoble, deux lignes directrices sont suivies dans cette thèse, afin de caractériser le groupe d’individus visé. On s’interroge d’une part sur le « programme de recherche » académique (Berthelot, 2001) développé dès 1960 dans la thèse principale et la thèse complémentaire de Gilbert Durand : dans quelle mesure la théorie, la méthode et les objets visés par G. Durand permettent-ils de comprendre la structuration d’un réseau d’universitaires relevant de différentes disciplines et travaillant sur le thème commun de « l’imaginaire » ? Prenant acte, par ailleurs, du contenu extra-académique et « ésotérique » (Faivre, 2002) de l’œuvre G. Durand, cette première interrogation est complétée par une seconde : dans quelle mesure la vision globale de l’homme et du monde, la « cosmologie » (Stoczkowski, 2007) hermétiste véhiculée par Gilbert Durand dans certains de ses écrits, permet-elle, à son tour, de comprendre la structuration d’un collectif de chercheurs autour de son œuvre ? Le matériel recueilli devrait permettre, d’une part, de souligner les rôles combinés des facteurs sociologiques, épistémologiques et cosmologiques dans la formation d’un groupe d’individus se réclamant de l’œuvre de G. Durand et collaborant avec ce dernier ; de caractériser, d’autre part, les entités théoriques « imaginaire » et « symbolisme », dans leurs acceptions durandiennes, comme des « objets frontières » (Star et Griesemer, 1989), à la fois suffisamment plastiques et consistants pour fédérer autour d’un projet commun des individus relevant de différents « mondes sociaux » ; et de souligner, enfin, les soubassements subculturels (hermétisme), inscrits dans la longue durée historique, d’une théorie académique contemporaine en sciences sociales.

Financements

— sept. 2003-sept. 2006 : allocataire de recherche, Université Paris IV-Sorbonne
— sept. 2008-sept. 2009 : bourse d’étude de la Fondation Thiers, Institut de France

Publications, communications :

Articles

« Préhistoire et histoire des Cahiers Internationaux de Symbolisme (1950-1970). Les parcours croisés de Claire Lejeune et de Gilbert Durand », Cahiers Internationaux de Symbolisme, n° 119-120-121, février 2008, pp. 145-175.

Communications

« Un objet-frontière en sciences sociales : ‘‘l’imaginaire’’ ». Communication faite au XVIIIème Congrès de l’Association Internationale des Sociologues de Langue Française (AISLF), Istanbul, 7-11 juillet 2008.

« Les soubassements “cosmologiques” de l’anthropologie durandienne de l’imaginaire. Essai d’anthropologie réflexive ». Communication faite au colloque « Sciences Humaines et religion (16e-20e siècle) », organisé par la Société Française pour l’Histoire des Sciences de l’Homme (SFHSH), Paris, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 23 septembre 2005.

Mémoires :

Mémoire principal de DEA, sous la dir. de J.-M. Berthelot : « La réception d’Herbert Marcuse en France (1956-1968). Phénoménologie d’une conscience critique ».

Mémoire complémentaire de DEA, sous la dir. d’A. Bouvier : « Une perspective ‘‘argumentativiste’’ en sociologie de la connaissance. Le cas de la réception française d’Herbert Marcuse » en ligne sur le site du CESS

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