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Laboratoire Cultures et Sociétés en Europe
DirectionDirecteur : M. Pascal HINTERMEYER, Professeur de Sociologie Coordonnées
Présentation généraleLe Laboratoire Cultures et Sociétés en Europe (CNRS - UdS) compte 38 membres titulaires : 33 enseignants-chercheurs, 5 chercheurs CNRS et 2 ITA. Parmi eux 18 sont HDR (dont 2 PREM). 24 des 33 enseignants-chercheurs sont membres de l’UFR SSPSD. Il compte 121 doctorants (inscrits en 2008-09). Les activités du Laboratoire sont évaluées par des commissions scientifiques du CNRS. Depuis le 11 septembre 2007, le laboratoire est hébergé par la Maison Inter-universitaire des Sciences de l’Homme - Alsace (MISHA). Pour voir le détail de la composition du laboratoire, cliquez sur la page "MEMBRES DU LABORATOIRE", qui vous permettra aussi d’accéder aux pages personnelles.
Historiquement, le laboratoire "Cultures et sociétés en Europe" a pris le relais, sous les directions successives de Freddy Raphaël, Patrick Watier, et actuellement Pascal Hintermeyer, du Laboratoire de sociologie régionale fondé en 1969 par Julien Freund à l’Université des Sciences Humaines de Strasbourg. Son identité est liée à son implantation à Strasbourg, ville frontière chargée d’histoire et capitale européenne. Les thèmes de recherche ont été inspirés par les multiples implications symboliques de cet ancrage, à la fois régional, dans un pays frontalier marqué par une histoire faite de conflits et de cohabitations, et européen, ouvert à un avenir qui est celui de la rencontre des cultures et de la construction commune. — Le Laboratoire « Cultures et Sociétés en Europe » s’insère dans la dynamique et l’histoire de Strasbourg, ville frontière et capitale européenne. Ses thèmes de recherche et sa sensibilité épistémologique sont liés aux multiples implications de cet ancrage, à la fois régional, dans un contexte marqué par une histoire faite de conflits et de cohabitations, et européen, ouvert à un avenir de la rencontre des cultures et de la construction commune. Dans les recherches du laboratoire, l’Europe représente un ensemble de terrains, des enjeux à analyser et un horizon de sens. Situer les recherches en Europe ne les borne pas à quelque inclusion ou enfermement, mais conduit à préciser les influences réciproques et les échanges qui s’y produisent ainsi que ses lignes de partage internes et ses frontières, en les dépassant pour appréhender ses rapports avec ses partenaires. Les sociétés européennes, classiquement appréhendées à partir des catégories de la nation, sont ainsi également à analyser en deçà et au-delà de ce niveau, à travers leurs efforts pour maîtriser leur complexité interne et leurs relations à leur environnement. Une attention particulière est portée aux dynamiques conflictuelles qui traversent ces sociétés et, par elles, participent à la construction des rapports à l’Europe : les conflits sont volontiers envisagés négativement, comme pomme de discorde ou alors ils sont assumés comme un moyen par lequel il faut passer pour aboutir à ses fins. Or, les conflits comportent une perspective positive et dynamique. Ils permettent de préciser une position, voire une identité. Ils rapprochent ceux qui les mènent. En intensifiant les relations entre les hommes, ils présentent un effet socialisateur. Ils développent des compétences stratégiques, tactiques, organisationnelles. Ils bousculent le statu quo ante, dégagent des solutions innovantes et donnent lieu à des créations institutionnelles. Ainsi les conflits peuvent être envisagés comme des analyseurs et catalyseurs sociaux : ils mettent en évidence ce qui passe d’ordinaire pour aller de soi et renforcent des évolutions repérables auparavant dont ils précipitent le cours. Les conflits peuvent aussi susciter les dissensions, sceller les antagonismes, conduire à l’hostilité. Le reflux des affrontements majeurs - entre blocs, classes, nations, - n’a pas mis fin aux conflits individuels et collectifs. Ceux-ci ont plutôt tendance à se fragmenter, se diversifier, se disséminer. Les nouvelles conflictualités se produisent souvent là où on ne les attendait pas, prennent au dépourvu et suscitent des réactions inopinées. La prolifération des conflits n’épargne même plus des domaines longtemps perçus comme stables, par exemple le corps, la santé, la mort, l’environnement, devenus aujourd’hui autant d’enjeux agonistiques. L’Europe est particulièrement concernée par ces interrogations. Elle n’est pas un acquis ou un héritage, mais une construction ponctuée de crises et de compromis. Elle est souvent envisagée au niveau des institutions et des décideurs. Or, elle se transforme sous nos yeux dans ses populations et leurs pratiques. Des tendances à l’uniformisation en croisent d’autres à la différenciation, voire à la fragmentation. En se mêlant, ces mouvements donnent sans cesse lieu à des formes nouvelles par lesquelles se manifestent les recompositions des identités et des appartenances. Les conférences, journées d’étude et séminaires du laboratoire
Thématiques de rechercheLes recherches du Laboratoire Cultures et sociétés en Europe se développent selon 4 axes : AXE 1. ANALYSES POLEMOLOGIQUES : REACTIONS FACE A LA VIOLENCE ET A LA MORT
La problématique des dynamiques conflictuelles est étudiée en examinant l’évolution des conflits et des médiations dans un cadre démocratique. Il s’agit de replacer les conflits analysés dans un continuum qui comprend des phases de tension ainsi que des possibilités de dérapage, notamment vers la violence. Les recherches se définissent par rapport à quatre domaines : les évolutions récentes des conflits avec un intérêt particulier aux dérives extrémistes et aux nouvelles conflictualités ; les médiations à l’œuvre dans les processus conflictuels et les dispositifs expérimentaux susceptibles de renforcer les compétences démocratiques ; la récurrence des comportements sanctionnés par l’institution pénale et les nouvelles médiations qui y sont mises en œuvre ; les ressources théoriques permettant d’appréhender les conflits, ainsi que d’actualiser et renouveler l’approche polémologique. AXE 2. DYNAMIQUES IDENTITAIRES ET RAPPORTS A L’EUROPE
Dans un monde marqué par les flux culturels globaux, la multiplication des appartenances et les replis identitaires, le questionnement porte sur la manière dont les identités collectives se construisent, s’ajustent, se modifient ; les conflits résultant de l’hétérogénéité des références ; les façons dont ils se manifestent, se transfèrent, s’enveniment et deviennent un vecteur de changement social et de recomposition identitaire. Cette problématique se décline en deux dimensions. L’une prend en compte les articulations entre rapports de force et de position, au croisement des dimensions d’âge, de genre, de classe, des trajectoires migratoires, des appartenances transnationales, nationales ou locales. L’autre analyse les agencements entre individualisation et production d’appartenances et interroge les nouveaux statuts du sujet et du corps dans les sociétés contemporaines. AXE 3. CROYANCES, CONNAISSANCES, RECONNAISSANCES
Les recherches menées dans cet axe portent sur les relations complexes que la science en général, et la sociologie en particulier, entretiennent avec l’usage de raisonnements ordinaires, entre antagonisme, controverses, évitement, interaction et assonance. Elles interrogent les tensions qui surgissent entre réflexivité sociale et réflexivité savante, les modalités de confrontation entre la production de savoirs savants et les logiques d’action et d’argumentation des acteurs dans différents contextes de vie, mais aussi les modalités de constitution de grammaires partagées de part et d’autre de la frontière entre discours ordinaires et discours savants. Elles questionnent aussi les modalités de constitution des savoirs sociologiques en tant que produits d’échanges, de circulations, de réappropriations à la croisée de différentes lignes de tensions. Les travaux menés de cet axe se distribuent selon quatre lignes de force : les croyances et dynamiques conflictuelles dans la pluralité religieuse ; les luttes pour la reconnaissance ; les rapports entre cognition ordinaire et cognition savante ; les confrontations entre savoirs experts et profanes sur les questions environnementales. AXE 4. DYNAMIQUES CONFLICTUELLES ET RAPPORTS SOCIAUX
Les conflits sociaux occupent une place particulière au sein des sociétés contemporaines. Ils opposent en effet, mais simultanément rassemblent tout autant des catégories plus ou moins stables (classes, sexes, générations, “races”) formées d’individus situés de part et d’autre d’un même rapport social. Les rapports sociaux (de classe, de sexe etc.) ne se présentent jamais sous une forme “pure” mais s’articulent entre eux selon des dynamiques variables. Les travaux de cet axe interrogent ces nœuds conflictuels constitués de division des activités et de rapports de pouvoir. Cette problématique commune est appréhendée autour d’une double entrée : prise en compte des rapports qui traversent l’ensemble du champ du social ; et accent mis sur les dynamiques, les logiques d’actions et les mobilisations qui en soulignent le caractère jamais figé, toujours en voie de modifications et de re-créations. Contrats de recherche |
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