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Dernière modification :
18 avril 2013
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SO00AM22 : Migration et interculturalité

Pour les étudiants de A. à D.

Enseignants :
— démographie : M. Alain Ayerbe - Cours
— sociologie : M. Laurent Muller - Cours
— ethnologie : Mme Salomé Deboos

Evaluation : Examen terminal

- session 1 : écrit (1h30) – tirage au sort entre les 3 sujets– coefficient 1
- session 2 : écrit (1h30) – tirage au sort entre les 3 sujets– coefficient 1

Depuis le début des années 2000, sur notre ‘planète migrante’, plus d’un million de personnes quittent chaque année définitivement leur pays, pour des raisons à prédominance économique. Presque autant d’autres cherchent à sauver leur liberté en demandant l’asile. Globalement, quelque 125 millions de personnes dans le monde vivent hors du pays dont ils ont la nationalité, qu’ils soient immigrés ou réfugiés. Contrairement aux apparences, la majorité des migrations s’effectuent entre pays du tiers monde, une minorité des migrants résidant dans les pays développés. Tandis que l’Europe et l’Amérique du Nord en abritent chacune près de 25 millions, l’Asie en compte 45 millions. L’Afrique abrite près de 15 millions de migrants rien qu’au sud du Sahara… . Par ailleurs nous vivons également une sorte de ‘rétrécissement’ de notre planète, grâce ou à cause, de l’accélération significative des moyens de transport. Aujourd’hui, en quelques heures, n’importe quel point de la planète peut être relié à n’importe quel autre…

D’un point de vue sociologique, cette mobilité croissante, multiforme et toujours plus rapide impose aux sociologues d’adopter de nouvelles formes d’investigation et sans doute de devoir trouver de nouveaux concepts afin de mieux décrire cette réalité plurielle de migrants installés dans une situation, brève ou définitive, entre deux langues et deux cultures… Dès lors surgit l’interrogation centrale à cette première partie sociologique à partir de la question suivante : que se passe-t-il lorsqu’un individu, ayant élaboré sa personnalité dans un pays et une culture donnés, est amené à quitter ceux-ci pour aller vivre au sein d’un pays associé à une autre culture ? Ou pour le dire autrement, qu’arrive-t-il à des personnes issues de l’immigration et qui se trouvent soudain, ou demeurent depuis de longues années, entre ici et là-bas, entre deux langues et deux cultures ?
Approche sociologique par Laurent Muller

Le regard du démographe privilégiera l’approche statistique des mouvements migratoires, tant à l’échelle internationale que nationale ou régionale. La France, terre traditionnelle d’immigration, constituera un terrain privilégié. Seront ainsi examinés quelques éléments du code de la nationalité, l’histoire de l’immigration, l’actualité de la migration aujourd’hui et enfin les caractéristiques socio-démographiques des immigrés.
Approche démographique par Alain Ayerbe

Le regard de l’ethnologue privilégie l’approche qualitative afin d’exposer, grâce à une base de données de 200 entretiens téléphoniques, les diverses politiques d’intégration de la Norvège dont l’une des principales est d’intégrer l’immigré sans pour autant l’assimiler. La plupart des actions mises en place par le Gouvernement se situent essentiellement dans le domaine de l’emploi et de l’éducation. Les Norvégiens semblent accepter l’idée d’une immigration de travail et reconnaissent la participation positive des immigrés à la vie culturelle de leur pays. Néanmoins, une part non négligable des Norvégiens, essentiellement des jeunes, pense que les immigrés profitent du système de protection sociale et représentent une source d’insécurité dans le pays. Ainsi nous pouvons nous demander en quel sens les actions et politiques mises en place par le Gouvernement influencent les attitudes des Norvégiens à l’égard des immigrés.
Approche ethnologique

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